Ce jeune vautour fauve à été trouvé en difficulté vers le Pic Saint Loup.
Quicky - surnom donné par les bénévoles - Vautour moine est un rapace « nécrophage ».

L’association « Goupil connexion » a été créée en 1995, par un groupe de personnes passionnés par la faune sauvage dont Marie-Pierre Puech, vétérinaire et fervente militante de la biodiversité. Face à l'urgence écologique, l’Hôpital de la Faune Sauvage a ouvert en 2008. Installé à côté de Ganges, à Laroque, il recueille les animaux sauvages des Cévennes Garrigues environnantes tels que les oiseaux et les mammifères. Lorsque les animaux sont prêts à être relâchés dans leur milieu naturel, c'est l'occasion pour l'association d'inviter le public pour le sensibiliser aux actions de préservation de la biodiversité. Vétérinaires, services civiques et bénévoles agissent ainsi sur différents fronts, de l'urgence médicale à des actions pédagogiques de sensibilisation.

Chaque année, en moyenne 3000 animaux franchissent la porte de cet hôpital. Là où la société humain a bâti une frontière avec la vie sauvage, Goupil Connexion tisse des liens entre les deux mondes. Ils se veulent être les "porte-paroles " des animaux, en mettant de l'énergie pour soigner, sauver et rendre la liberté à ces vies malmenées. Un renard trouvé tardivement avec un piège accroché à sa patte a dû être amputé par Marie-Pierre Puech. Le début des soins à été compliqué. Déprimé, proche de la mort, il a finalement retrouvé sa force au coté d'un de ses congénères, lui aussi piégé illégalement. Tous deux ont été remis en liberté dans un domaine protégé après quatre mois de soins intensifs. « Étant classé nuisible, sans qu'il n'ait jamais eu la parole », le renard, animal emblématique, décrié voir haï de nos campagnes est donc injustement classé « nuisible ». En effet, plus de 600 000 renards sont tués chaque année en France. Pourtant sensible et intelligent, il a un rôle irremplaçable dans la chaîne alimentaire, c'est un allié essentiel. Prédateur rusé des rongeurs, il évite donc la prolifération de ceux qui détruisent les cultures. Il est temps de réhabiliter l'animal et sortir des idées préconçues du rôle évident des espèces animales sur notre écosystème.

 

L'été 2017, un oisillon tombé de son nid m’amène devant la porte de Goupil Connexion. L’hôpital de la faune sauvage me permet d'approcher la vie sauvage, de comprendre le rôle de ces humains qui militent chaque jour pour préserver un milieu où chaque être vivant a sa place. Intriguée par l'existence d'une telle association, j'intègre goupil début 2019. Mon travail photographique documente l'engagement humain vis-à-vis de l'animal. Il tend à rendre visible la mobilisation humaine qui sauvegarde des espèces sauvages, qui préserve la biodiversité et qui informe des nuisances de l'homme sur son milieu naturel.

Je suis admirative de leur engagement et également émerveillée par ces temps de rencontre et d’échange avec les animaux.

Ces images explorent également la beauté, la force et l'innocence des animaux blessés qui reçoivent des soins, et aussi les espaces délicats où l’humain et l'animal sauvage cohabitent.

L'Hôpital de la faune sauvage : Sujet en cours/Titre provisoire